Horreur

Magmat de Frédéric Soulier

Salut à toi, fidèle et unique lecteur ! (ne jamais aller jeter un oeil aux statistiques de ton blog, tu risques la dépression...)

Aujourd'hui, il sera question de ça :

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Déjà, la couverture est pas mal ! T'en dis quoi, toi ? Hein? J'entends pas...Bon après, tu me diras, la couverture fait pas le reste (surtout que, bien souvent, elle n'est pas réalisée par l'auteur (du livre (pas besoin de préciser? Bah, moi je dis : "on ne sait jamais", des fois que ton cerveau glisse un peu trop dans ta caboche quand tu liras ce billet))).

J'ai donc décidé de te confier mes pensées au sujet de cette nouvelle d'une soixantaine de pages, écrite par Frédéric Soulier.

Tu peux te procurer la nouvelle ici et si tu veux en savoir un peu plus sur l'auteur, c'est par  (mais t'es pas obligé).

Pourquoi avoir penché l'oeil sur cet ouvrage ? ( Non, non, je ne suis pas borgne ; rassure-toi!) Eh bien, parce que Didier Fédou en faisait la pub, tiens! " Quel mouton de Panurge ", me diras-tu. Ce n'est pas totalement faux ; à force de voir encore et encore les mêmes invitations à la lecture de tel ou tel ouvrage, cela finit insidieusement par entrer dans ta petite tête (même si elle est dure comme la mienne). Plus sérieusement, j'avais déjà goûté la prose de monsieur Soulier, rien qu'une petite bouchée avec Epilogue, que j'ai lâchement abandonné en cours de lecture. " Pourquoi ? " me demanderas-tu les yeux écarquillés. " Cela avait-il le goût d'une vieille semelle dont le pied droit aurait malencontreusement foulé une mignonnette déjection canine ? " Non, non, cher lecteur, à la vérité, j'ai plié bagages pour partir bêtement à l'autre bout du monde, et j'y suis restée. De chamboulement en chamboulement, je n'ai pas pris le temps de finir ce roman qui pourtant me plaisait, mais, promis (Frédéric), bientôt je le finirai et une nouvelle " chronique " paraîtra.

Je vais donc, cher lecteur, me pencher sur Magmat; c'est bien pour cette raison que tu as cliqué sur le lien et je ne voudrais pas décevoir tes attentes. Comme il s'agit d'une nouvelle, je me dois de ménager le suspense, et puis avec les nouvelles, il est toujours difficile de faire une longue critique, le recueil se prête mieux à ce jeu-là.

Pour résumer, tu te retrouves propulsé aux côtés de Blau, flic un tantinet misogyne, au coeur tendre (non, ce n'est pas incompatible), et de sa coéquipière, Tormaker, " bonnasse " (désolée pour la vulgarité) égocentrique qui aime à torturer un médecin légiste tout ce qu'il y a de plus sympathique. Les deux inspecteurs doivent enquêter sur la disparition mystérieuse (pas pour longtemps) d'un riche industriel. Le monsieur a certes disparu, mais en parties, bah oui, des morceaux de sa personne seront rapidement retrouvés. Tu peux déjà présumer l'ambiance de la nouvelle. Si tu rajoutes à cela que l'action se déroule en Hordovie, dans un village de campagne assez isolé, avec un soupçon de complexe industriel et des retombées chimiques lourdes de conséquences, sans oublier la dimension mystique, je pense que tu peux te peindre un joli tableau tout seul. Je ne te donnerai pas plus de détails, car je ne voudrais pas te gâcher le plaisir. 

La nouvelle est noire, plutôt sanglante, saupoudrée d'un brin d'humour. Si tu es amateur de récits d'horreur, tu devrais apprécier. Mais, parce qu'il y a une grand MAIS, si tu aimes les chats, je te conseille de t'abstenir ! 

Tu aimerais savoir, maintenant, ce que j'en ai pensé concrètement, n'est-ce pas ?  Globalement, j'ai passé un très bon moment, mais comme j'aime les chats...

Plus sérieusement (je radote), monsieur Soulier a un style d'écriture assez particulier qui me demande à chaque fois un certain temps d'adaptation. J'ai ressenti exactement la même chose à la lecture d' Epilogue. Cet auteur peut passer d'un registre à l'autre sans prévenir (et dans la narration ! C'est perturbant pour le lecteur lambda un peu niais à qui on a toujours appris à faire attention aux registres). C'est comme louper une marche en descendant les escaliers ; on se voit déjà se casser les dents, mais, au dernier moment, on se rattrape de justesse pour ensuite sourire bêtement tout seul. Pour rajouter à ce sentiment d'instabilité, monsieur Soulier use d'un vocabulaire très recherché (pour l'ignorante que je suis). Je me retrouve donc à ouvrir mon dictionnaire et à essayer d'apprendre de nouveaux mots. Le pari est très risqué. Le lecteur un peu passif (pour ne pas dire flemmard) n'aura pas envie d'ouvrir un dico, à moins de posséder une liseuse (auquel cas il suffit de poser son petit doigt sur l'inconnu pour que la définition s'affiche, ce qui ne demande pas trop d'efforts (sauf pour ceux qui n'ont plus de doigts, là ça doit être galère)). Le lecteur tatillon éprouvera probablement quelques difficultés à passer du scatologique au " raffiné "...Personnellement, je rouspète beaucoup en début de lecture, puis, une fois la seconde enclenchée, je dois avouer que ce style peut se révéler assez jouissif. J'hésite entre une certaine forme de génie et un syndrome autistique pour qualifier l'auteur. Quoi ? C'est du pareil au même ? Bref, soit tu vas sourire en lisant des choses affreuses ( parce que monsieur Soulier est un polisson obsédé et sans pitié ), soit tu vas détester.

Deuxième marque de fabrique, le besoin que semble éprouver l'auteur à dénoncer (bon d'accord, je n'ai lu que deux romans (presque) de sa main, c'est un peu juste pour faire ce genre de commentaire ; artificiel (je lirai le reste pour confirmer mes soupçons)). Peut-être que monsieur Soulier ferait bien d'écrire un essai (je dis ça comme ça...). Critique sociale serait un terme un peu fort pour qualifier cette nouvelle, On dénonce, mais ça en reste là. Sur ce point, je pense qu'un travail plus délicat, subtil, aurait un impact plus grand sur le lecteur (mais là je m'égare, cette remarque serait plus justifiée dans un billet sur Epilogue (que je n'ai pas fini (oui, tu as le droit de sortir ton instrument de torture pour l'abattre sur le bout de mes jolis doigts)).

En ce qui concerne les personnages, ils peuvent sembler assez stéréotypés, mais comment expliquer..? C'est un peu comme un film d'Evil Dead, c'est bizarre, mais ça fonctionne bien, et on finit par s'y attacher. Moi j'aime beaucoup Blau, et j'ai pris plaisir à mépriser Tormaker." Attention ", requête spéciale de lectrice conquise : j'aimerais lire d'autres nouvelles contant leurs aventures.

Au niveau de la structure globale de la nouvelle, je n'ai pas ressenti de raté, les voiles sont bien levés, la dimension mystique ajoute à la profondeur du récit (question de point de vue). Cette nouvelle m'a fortement rappelé un mythe dont Eliade (Mircéa) parlait dans l'un des ses travaux, où il était question d'une espèce de divinité monstrueuse coprophage (malheureusement, je n'arrive pas un mettre un nom dessus). Je t'invite donc, en passant, à lire (aussi) les travaux d'Eliade. 

L'intrigue est bien menée et la nouvelle franchement agréable à lire. Monsieur Soulier décrit admirablement bien l'horreur et les scènes d'action sont palpitantes ( décidément, je déteste Tormaker, quelle vilaine femme ! ). Si tu lis cette nouvelle, tu pourras te délecter d'une certaine monstruosité. 

Je t'invite donc, cher lecteur, le seul, l'unique, à te procurer l'oeuvre, à la lire (sinon ça ne sert à rien) et à laisser un commentaire sur le site marchand (ce qui est indispensable à l'auteur) ou sur ce site (ce qui me mettra probablement la larme à l'oeil ). 

Sur ce, je te souhaite une bonne journée !

Ps: si tu as trouvé ce billet un peu creux, c'est ton problème !

The Death of Fear

Bonsoir les amis,

Ce soir je vais vous présenter un roman que j'ai lu en version originale (anglais). Il s'agit de "The Death of Fear: The Damned Hunger Chronicles: vol.1

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J'ai 'rencontré' l'auteur sur twitter. Très sympathique. A l'époque, il faisait la promotion de ce roman. Son accroche était basée sur monsieur F. , un des héros, qui est un vampire affamé de sang (jusque-là, rien de bien remarquable) et qui se retrouve confronté à un gros problème: le monde dans lequel il se réveille est désormais peuplé de zombies. Dur dur pour un vampire qui doit se nourrir de sang frais (enfin chaud; je suis en forme ce soir!!). Eh bien, pour tout vous dire, j'ai trouvé cela très amusant! Et comme je n'avais jamais envisagé les choses de ce point de vue, je me suis dit que l'auteur n'était pas bête (j'aurais aussi pu me dire que je manquais d'imagination, parce qu'évidemment, un vampire dans un monde de zombies rencontre forcément quelques problèmes). L'idée m'a tellement plu que je me suis précipitée pour l'acheter.

Comme vous vous en doutez, l'anglais n'est pas ma langue maternelle. J'aurais donc quelques difficultés à vous parler du style. Je lis régulièrement dans cette langue, mais ce n'est quand même pas suffisant pour ressentir pleinement un style. Tout ce que je peux vous affirmer c'est qu'il y a quelques figures littéraires et pas mal de langage familier. 

Parlons maintenant de l'intrigue: Le livre s'ouvre sur la jeunesse de Dieu et sur les Anciens. Leurs relations ne sont pas des plus amicales et Dieu a une façon de voir l'humanité bien à lui! Vous verrez par vous-mêmes. Puis, vous êtes ensuite propulsés dans la vie de Pénélope, Penny pour les intimes. Après un rencard affreux avec homme insipide, elle rentre chez elle où l'attend un Dudley (ça, ça m'a fait bien rire) qu'elle se verra obligée de tuer à coups de poêle pour ne pas être dévorée vivante. Penny est la véritable héroïne de ce premier volume. Nous voilà donc plongés dans un monde apocalyptique au rythme extrêmement soutenu. Si vous cherchez de la romance et un vampire tendre, amoureux, aux vertus enfouies dans un cœur blessé, vous feriez mieux de passer votre chemin. L'intrigue est fortement marquée par la testostérone. L’héroïne qui semblait imbue de sa personne, hautaine, se révèle une véritable dure à cuire à laquelle on parvient assez rapidement à s'identifier.

Penny se retrouve entraînée dans un groupe qui tente de survivre. Dans la rue, les membres du groupe feront quelques mauvaises rencontres qui réduiront leur nombre. Ils finissent par trouver une demeure assez étrange où quasiment tous les protagonistes trouveront la mort, sauf Nat, une enfant de huit ans qui ne pipe mot. Cette résidence appartient à monsieur F. Le reste du roman tournera donc autour de ces trois protagonistes qui vont vivre des aventures assez horribles.

Monsieur F. est antipathique, bien loin des vampires romantiques. Il fait tout de suite comprendre à Penny qu'il la considère simplement comme une moins que rien et qu'elle n'est qu'une esclave à ses yeux. Bien évidemment, leur relation évoluera au cours du roman, mais elle se révèle beaucoup moins niaise que dans bon nombre de romans de vampire.  Nat est un personnage vraiment intéressant dont on essaie de comprendre la véritable essence. Il est entouré de mystère et D.B. Tarpley parvient à éveiller notre curiosité. Quant à Penny, elle est drôle, forte, et se retrouve obligée de jouer les nourrices pour monsieur F. et Nat. On aurait pu s'attendre à ce que monsieur F. joue le rôle de protecteur, mais dans bien des situations, c'est Penny qui règle les problèmes. Les femmes ne sont pas toutes de faibles écervelées! 

Le roman se lit bien et prend de la profondeur au fil des chapitres. A la fin de ce premier volume on en redemande. Toutefois, le mode survie peut rebuter un peu le lecteur et certaines scènes sont assez choquantes, crues, sanglantes, mais est-ce vraiment surprenant dans un monde de zombies où l'un des protagonistes est un vampire? Je le déconseille aux âmes sensibles et aux personnes qui cherchent une double lecture. Certaines scènes ne sont pas véritablement surprenantes et appartiennent au genre (le monde me fait un peu penser à Mad Max, le vieux), mais il suffit de se mettre dans l'ambiance. En somme, ce roman est parfait pour se distraire, pour passer un bon moment d'horreur, mais pas pour une réflexion philosophique sur la mort et la vie après la mort. Mais...Il faut voir ce que nous proposera le volume 2. Personnellement, je pense qu'il y aura de belles surprises et même peut-être quelques réflexions sur Dieu.

Je ne regrette pas mon achat et j'attends la suite avec impatience.

Quelques liens:

Pour vous procurer le roman:     

http://www.amazon.fr/Death-Fear-Damned-Chronicles-English-ebook/dp/B00RNJM0U4/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1431805632&sr=8-1&keywords=the+death+of+fear+tarpley

Le profil facebook de l'auteur:

 https://www.facebook.com/pages/DBTarpley/276103125885082

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